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La transition énergétique de la Chine : du système de subventions et de tarifs de rachat fixes à un système de tarification axé sur le marché

Publié le : 14 février 2025 / Mis à jour le : 30 mars 2025 – Auteur : Konrad Wolfenstein

La transition énergétique de la Chine : du système de subventions et de tarifs de rachat fixes à un système de tarification axé sur le marché

Transition énergétique de la Chine : passage des subventions et des tarifs de rachat fixes à un système de tarification axé sur le marché – Image : Xpert.Digital

Transition énergétique de la Chine à l'horizon 2025 : la fin des subventions, le début du marché

Adieu aux tarifs de rachat garantis : la politique de prix axée sur le marché de la Chine

La Chine est confrontée à une transformation majeure de son secteur énergétique : à compter du 1er juin 2025, le pays abolira son système traditionnel de subventions, fondé sur des tarifs d’achat fixes pour les énergies renouvelables, et instaurera un système de tarification basé sur le marché. Cette mesure constitue une étape importante qui non seulement réforme en profondeur le système de soutien, mais pourrait également influencer le marché mondial de l’électricité verte.

Ces dernières années, la Chine a démontré avec brio la rapidité avec laquelle un pays peut accroître sa capacité de production d'énergies renouvelables. Elle compte aujourd'hui plus de 1 400 gigawatts de capacité installée d'énergie éolienne et solaire, ayant déjà dépassé son objectif de développement pour 2030. La nouvelle politique tarifaire vise à garantir que cette expansion rapide ne repose pas uniquement sur les subventions publiques, mais soit davantage en phase avec l'offre et la demande.

Cela entraînera des changements profonds : les installations existantes seront progressivement intégrées au nouveau système, tandis que les nouveaux projets lancés après la date butoir seront soumis aux seules règles du marché libre. À court terme, cette réforme pourrait avoir pour conséquence une augmentation du nombre de projets mis en service afin de profiter des tarifs de rachat garantis arrivant à échéance. À long terme, l’objectif est toutefois d’établir un modèle économique durable pour les énergies renouvelables, qui renforcera durablement leur compétitivité.

Cet article examine en détail le contexte, les objectifs et l'impact de cette réforme. Il met en lumière ses aspects techniques et économiques et explique pourquoi cette mesure est considérée comme le changement le plus important apporté à la tarification des énergies renouvelables en Chine depuis la dernière grande restructuration de 2018. De plus, il aborde les opportunités et les défis qu'elle représente pour toutes les parties prenantes : organismes gouvernementaux, investisseurs, promoteurs de projets et consommateurs.

Convient à:

Quels changements interviendront dans la politique tarifaire chinoise des énergies renouvelables à compter du 1er juin 2025 ?

À compter du 1er juin 2025, la Chine mettra en œuvre une réforme fondamentale de sa politique tarifaire pour les énergies renouvelables. Concrètement, cela signifie la transition des tarifs d'achat fixes, où des prix imposés par l'État étaient appliqués à l'électricité injectée dans le réseau, vers un système de tarification basé sur le marché. Grâce à cette mesure, tous les producteurs d'énergies renouvelables seront tenus de vendre leur électricité sur le marché. Le tarif d'achat fixe en vigueur jusqu'alors sera ainsi supprimé. La Chine se rapproche ainsi de la tendance internationale selon laquelle les prix de l'électricité renouvelable sont de plus en plus déterminés par l'offre et la demande. L'objectif du pays est de stimuler la concurrence et d'améliorer la rentabilité des projets. Cette décision marque une étape importante dans l'histoire de la transition énergétique chinoise et indique que les énergies renouvelables du pays sont de plus en plus prêtes à s'intégrer au marché.

Pourquoi la Chine est-elle en train de connaître cette transformation ?

La Chine poursuit depuis longtemps l'objectif de moderniser en profondeur son secteur énergétique et de réduire sa dépendance aux subventions. Grâce à un développement rapide de l'énergie éolienne et solaire – avec une capacité installée de plus de 1 400 gigawatts – le pays a déjà dépassé ses objectifs initiaux pour 2030. Ce succès démontre que le secteur des énergies renouvelables n'en est plus à ses balbutiements, mais qu'il a atteint un stade de développement avancé.

La réduction progressive et la suppression à terme des tarifs de rachat fixes constituent donc une conséquence logique pour permettre un modèle économique durable. Si les subventions ont joué un rôle crucial dans la promotion des nouvelles technologies et la réduction des coûts lors des phases initiales, un marché concurrentiel est, à terme, plus viable économiquement pour les énergies renouvelables. Un autre objectif est la création d'un cadre permettant aux entreprises de rester compétitives grâce à l'innovation et à l'amélioration de leur efficacité.

Quel rôle jouent les projets existants mis en ligne avant le 1er juin 2025 ?

Pour les projets mis en service avant la date butoir du 1er juin 2025, le gouvernement chinois a instauré un mécanisme d'ajustement des prix. Concrètement, cela signifie que ces centrales ne seront pas entièrement intégrées au marché libre du jour au lendemain. Les tarifs de rachat seront ajustés progressivement.

Le tarif de rachat fixe actuel sera progressivement ajusté à la nouvelle situation du marché. D'une part, cela protège les investisseurs ayant établi leurs plans financiers en fonction de conditions spécifiques. D'autre part, cela les incite à améliorer leur efficacité et à s'adapter aux nouveaux mécanismes du marché. Grâce à ce mécanisme de compensation des écarts de prix (souvent sous forme de versements compensatoires lorsque le prix du marché est inférieur aux anciens tarifs fixes), la Chine vise à garantir une transition en douceur et à éviter un choc pour le secteur.

Comment le système sera-t-il conçu pour les nouveaux projets qui émergeront après le 1er juin 2025 ?

Tous les projets mis en service après le 1er juin 2025 devront être entièrement régis par le marché dès leur lancement. Cela signifie qu'il n'y aura plus de tarifs de rachat fixes ; les prix de l'électricité seront désormais déterminés exclusivement par les mécanismes du marché. Les entreprises ont essentiellement deux options :

  1. Soumettez vos propres offres, en définissant le prix et la performance.
  2. Accepter le prix du marché, c'est-à-dire s'adapter au niveau de prix actuel en bourse ou lors des appels d'offres.

Les prix sont donc principalement déterminés par appel d'offres. Les gouvernements provinciaux ou autres organismes responsables lancent des appels d'offres pour des volumes d'électricité spécifiques. Les promoteurs de projets soumettent leurs offres accompagnées de leurs calculs de coûts, et un processus concurrentiel détermine en fin de compte le contrat qui leur sera attribué. Ce modèle favorise la concurrence entre les producteurs et conduit généralement à une baisse des coûts.

Que signifie exactement l'expression « tarification axée sur le marché » ?

La tarification de marché désigne un système où l'offre et la demande sont les principaux facteurs déterminant les prix. Au lieu des tarifs de rachat garantis par l'État, qui assuraient un paiement fixe pour chaque kilowattheure injecté dans le réseau, les producteurs d'électricité doivent désormais proposer leur électricité sur le marché. Le prix fluctue en fonction de divers facteurs :

  • Disponibilité des sources d'énergie renouvelables (par exemple, heures d'ensoleillement, vitesses du vent)
  • Demande d'électricité sur le réseau (secteur privé, commercial ou industriel)
  • Évolution des prix des combustibles fossiles (par exemple, le charbon, le gaz)
  • Capacités et goulots d'étranglement du réseau dans des régions spécifiques

Convient à:

L'idée sous-jacente est qu'un prix plus réaliste, et donc plus durable, émergera à long terme. Cela incitera les exploitants de projets à réduire leurs coûts et à exploiter leurs installations le plus efficacement possible afin de rester compétitifs.

Quels objectifs la Chine poursuit-elle avec ce nouveau modèle de tarification ?

Plusieurs objectifs sont au cœur de la réforme des mécanismes de formation des prix en Chine :

  1. Réduction des coûts : L'intensification de la concurrence devrait permettre de réduire davantage les coûts de production de l'électricité issue de sources d'énergie renouvelables.
  2. Compétitivité : Les entreprises et les produits chinois doivent devenir plus compétitifs sur le marché mondial.
  3. Innovation technologique : Les subventions ne constituant plus une garantie permanente, la pression sur les entreprises pour qu'elles soient plus innovantes sur le plan technologique et qu'elles surpassent leurs concurrents s'accroît.
  4. Allocation efficace des ressources : les mécanismes de marché garantissent que l’électricité est moins chère pendant les périodes de forte disponibilité, ce qui améliore également l’intégration au réseau.
  5. Réduire la dépendance aux subventions : à long terme, il convient de préserver les fonds publics afin de promouvoir d'autres secteurs et de soulager les finances de l'État.

Qu’entend-on par mécanisme de péréquation des prix durable et pourquoi est-il important ?

Le mécanisme d'ajustement durable des prix est un instrument complémentaire visant à garantir une certaine sécurité dans la planification et les investissements malgré les fluctuations du marché. Concrètement, cela signifie souvent que l'État ou certains organismes institutionnels peuvent verser des compensations lors de périodes de prix très bas afin d'éviter que les projets ne deviennent non rentables. À l'inverse, lors de périodes de prix élevés, les exploitants de projets peuvent contribuer à un fonds ou ne percevoir aucun paiement supplémentaire.

Ce mécanisme est important car, bien que les énergies renouvelables soient désormais compétitives, elles restent sujettes à de fortes fluctuations. C'est particulièrement vrai pour des facteurs comme les centrales éoliennes ou solaires, dont la production n'est pas constante. Un prix minimum peut contribuer à réduire le risque d'investissement et à favoriser le développement des énergies renouvelables sans remettre en cause le principe fondamental du libre marché.

Quels défis pourraient découler du passage à cette nouvelle approche de marché ?

L'incertitude quant à l'évolution future des prix constitue un problème majeur. Jusqu'à présent, de nombreux promoteurs de projets ont fondé leurs calculs sur des tarifs stables et garantis par l'État. Si le prix du marché fluctue fortement, le modèle de revenus pourrait devenir plus imprévisible. Cette incertitude pourrait engendrer une ruée vers l'or temporaire, incitant un maximum de projets à se raccorder au réseau avant l'échéance du 1er juin 2025 afin de bénéficier d'éventuels accords transitoires.

De plus, les entreprises subissent une pression accrue pour améliorer leur efficacité. La fin des conventions collectives à salaire fixe signifie que seules celles qui produisent de manière rentable et fiable resteront compétitives. Une vague de consolidation se profile, durant laquelle les petits fournisseurs pourraient être absorbés par les plus grands ou contraints à la faillite. Selon la région et les infrastructures disponibles, des disparités régionales pourraient également apparaître, car les provinces pourraient appliquer la réglementation avec des degrés de rigueur ou de rapidité variables.

Quelles opportunités offre cette réforme ?

Tout d'abord, la concurrence accrue stimule souvent l'innovation. Les entreprises sont contraintes de développer de nouvelles technologies ou d'optimiser leurs processus de production, ce qui accélère idéalement leur maturation technologique. Les opportunités sur les marchés mondiaux peuvent également s'élargir : celles qui parviennent à produire des produits compétitifs dans un contexte de prix plus difficile peuvent acquérir un avantage considérable à l'export.

De plus, les consommateurs bénéficient de cette évolution : à long terme, une concurrence accrue entraîne souvent une baisse des prix de l’électricité, ou du moins une harmonisation des prix avec ceux du marché. Enfin, cette réforme devrait permettre à la Chine d’accroître encore la part des énergies renouvelables dans son réseau, car le marché de l’électricité réagira avec plus de souplesse aux flux d’énergie et cette expansion pourra se faire de manière économiquement viable.

Pourquoi cette réforme est-elle décrite comme le plus grand changement intervenu dans la tarification des énergies renouvelables depuis 2018 ?

En 2018, la Chine a mis en œuvre une réforme importante de son système de soutien aux énergies renouvelables, prévoyant notamment une réduction progressive des tarifs de rachat pour les projets solaires et éoliens et l'introduction de procédures d'appel d'offres. Ces changements constituaient déjà une avancée significative vers la libéralisation du marché.

La réforme, qui entrera en vigueur le 1er juin 2025, va plus loin en supprimant totalement les tarifs fixes et en transférant tous les projets vers un marché plus libre. Il en résultera non seulement un ajustement des taux de compensation, mais aussi une refonte complète de la structure du marché. Qualifiée de « changement majeur », elle affecte directement ou indirectement tous les projets, nouveaux ou existants. De ce fait, la portée et l'impact de cette réforme sont considérablement plus importants que lors des phases précédentes, qui se concentraient principalement sur l'ajustement des tarifs.

Que signifie cette réforme pour les objectifs de la Chine visant à accroître la part des énergies non fossiles et à atteindre la neutralité climatique ?

La Chine s'est fixé des objectifs ambitieux : atteindre 20 % d'énergies non fossiles d'ici 2025 et la neutralité carbone d'ici 2060. La transition vers un système de tarification des énergies renouvelables basé sur le marché contribue à garantir que le développement de ces énergies se fasse dans un contexte économique viable. Si les projets sont rentables sans subventions publiques permanentes, les bases d'une expansion accélérée du secteur seront posées.

À long terme, davantage de projets devraient se concrétiser, et ceux-ci seront plus efficaces et mieux intégrés au réseau électrique. Un véritable prix de marché incite non seulement à produire de l'électricité, mais aussi à l'injecter dans le réseau en cas de besoin. C'est là que des outils de flexibilité tels que le stockage de l'électricité et la gestion de la charge entrent en jeu, essentiels pour atteindre les objectifs climatiques.

Dans quelle mesure cette réforme peut-elle conduire à une plus grande intégration des énergies renouvelables sur le marché ?

La réforme garantit que les énergies renouvelables – c’est-à-dire l’électricité d’origine éolienne et solaire – ne bénéficient plus d’un traitement particulier leur assurant un accès au marché. Désormais, comme les autres formes de production d’électricité, elles doivent participer à un système d’échange. Dans ce cadre, les exploitants de centrales électriques vendent leur électricité directement aux consommateurs ou via des plateformes d’échange.

Cette intégration du marché a plusieurs effets positifs :

  • Les signaux de prix en temps réel garantissent que les énergies renouvelables sont injectées en priorité dans le réseau précisément lorsque la demande est forte et l'offre rare.
  • Les incitations à la flexibilité apparaissent car les opérateurs doivent élaborer des stratégies appropriées pour les périodes de faible demande, par exemple via des technologies de stockage ou des ajustements de la demande.
  • L'ouverture de contrats de fourniture directe (contrats d'achat d'électricité, CAE) entre les entreprises et les consommateurs d'électricité sera facilitée. Cela accroît la diversification et la stabilité des sources de revenus.

Quel rôle jouent les gouvernements provinciaux dans la mise en œuvre des nouvelles règles ?

Bien que la réforme ait été décidée au niveau national, sa mise en œuvre concrète repose en grande partie sur les provinces. Cela s'explique par la grande hétérogénéité des régions chinoises, tant en termes de densité de population et de puissance économique que de potentiel éolien et solaire.

Les gouvernements provinciaux doivent définir, par exemple, la structure précise des appels d'offres, les exigences techniques des projets et les modalités d'application du mécanisme de compensation des écarts de prix. Cela pourrait engendrer des disparités régionales : les conditions pourraient être plus favorables dans les provinces ensoleillées ou les régions venteuses, attirant ainsi les investissements. Les provinces moins propices aux énergies renouvelables pourraient privilégier d'autres stratégies, comme le stockage de l'énergie ou une intégration plus efficace au réseau.

Existe-t-il un risque que le prix du marché des énergies renouvelables chute en dessous du seuil de rentabilité ?

Théoriquement, oui. Notamment lors des périodes de forte production d'électricité – par exemple, par temps très ensoleillé ou venteux – l'offre pourrait augmenter fortement, tandis que la demande resterait constante. Les prix baisseraient alors. Cependant, le mécanisme de régulation des prix mentionné précédemment se met généralement en place pour éviter que les projets durables ne rencontrent des difficultés financières dans une telle situation de marché.

De plus, on s'attend à ce que des mécanismes d'équilibrage émergent à moyen terme pour stabiliser les prix. Par exemple, des marchés de capacité ou diverses solutions de stockage seront mis en place pour maintenir la fréquence du réseau. Néanmoins, un certain risque entrepreneurial subsiste – mais c'est précisément le but d'un système orienté vers le marché, dans lequel seuls les projets à la fois rentables et adaptables s'imposeront à long terme.

Comment les prix de l'électricité pourraient-ils évoluer pour les consommateurs ?

À court et moyen terme, la transition pourrait principalement entraîner des fluctuations de prix. Les prix pourraient baisser sensiblement lors des périodes de forte injection d'électricité, et augmenter lors des périodes de pénurie d'énergie. À long terme, cependant, l'intensification de la concurrence incite à une meilleure maîtrise des coûts, ce qui explique pourquoi de nombreux experts prévoient une stabilité, voire une légère baisse, des prix moyens de l'électricité.

Pour les consommateurs, cela pourrait signifier que leurs factures d'électricité reflètent les conditions réelles du marché. Parallèlement, l'importance des tarifs dégressifs, qui permettent de décaler la consommation d'électricité vers des périodes plus favorables, s'accroît. Cela sensibilise davantage à la consommation d'énergie : les particuliers et les entreprises pourraient utiliser ces tarifs dynamiques pour adapter leur consommation aux périodes de forte disponibilité d'énergie verte.

Les subventions ou les programmes de soutien gouvernementaux continueront-ils d'exister ?

Si la Chine cherche à réduire sa dépendance aux subventions, il est peu probable qu'elle abandonne complètement les mesures de soutien étatiques. Elle privilégie plutôt le développement d'instruments de soutien plus ciblés. Cela pourrait permettre de continuer à promouvoir certaines technologies innovantes – telles que les nouvelles solutions de stockage, les solutions à base d'hydrogène ou les projets éoliens offshore dans des régions difficiles d'accès – car leur coût reste supérieur à celui des technologies établies.

Par ailleurs, les programmes de développement régional pourraient continuer d'inciter à l'implantation d'énergies renouvelables dans les provinces structurellement plus fragiles. Cependant, ce type de soutien reposerait moins sur les tarifs de rachat traditionnels et davantage sur des allégements fiscaux, des prêts à faible taux d'intérêt ou des fonds pour le développement technologique.

Quelles stratégies les entreprises pourraient-elles adopter pour réussir leur adaptation ?

Les entreprises disposent de plusieurs leviers pour réussir dans un environnement axé sur le marché :

  • Rentabilité : En optimisant leurs processus opérationnels et en réduisant leurs coûts de production, ils peuvent soumettre des offres compétitives.
  • Innovation technologique : les entreprises qui développent, par exemple, des cellules solaires améliorées, des conceptions de turbines ou des systèmes de contrôle intelligents, bénéficient d’un avantage concurrentiel.
  • Diversification : Ceux qui investissent non seulement dans la production d'électricité, mais aussi dans le stockage ou le commerce de l'énergie, peuvent mieux amortir les fluctuations du prix du marché.
  • Contrats d'achat d'électricité (CAE) à long terme avec les clients industriels : les prix convenus contractuellement créent une sécurité de planification.
  • Coopération avec les institutions financières : Compte tenu des risques de marché, notamment durant les premières années, une stratégie de financement intelligente est essentielle.

Quel impact ce changement aura-t-il sur la visibilité des investisseurs quant à leurs projets ?

D'une part, la transition peut engendrer des incertitudes, en l'absence de tarifs de rachat garantis. D'autre part, le mécanisme de stabilisation des prix à long terme instaure une nouvelle sécurité de planification. Ce mécanisme vise à atténuer les risques extrêmes tout en envoyant des signaux de prix réalistes.

De plus, les appels d'offres permettent de garantir un prix d'achat fixe pour une période déterminée. Les contrats d'achat d'électricité (CAE) à long terme conclus entre les producteurs et les grands consommateurs industriels offrent également aux investisseurs une certaine prévisibilité. À cet égard, la certitude en matière de planification ne devient pas un inconvénient, mais se transforme simplement : elle s'éloigne des tarifs garantis par l'État et privilégie des solutions de marché, tout en restant prévisibles.

De quelles manières la réforme contribue-t-elle à une meilleure stabilité du réseau électrique ?

Lorsque les sources d'énergie renouvelables injectent de l'énergie dans le réseau 24h/24 à des tarifs fixes, leur intérêt pour l'offre et la demande est relativement faible. Cela peut entraîner des surcharges, des arrêts de production ou des déséquilibres de charge dans de nombreuses régions.
Une approche axée sur le marché envoie des signaux de prix qui permettent de décaler la charge et récompensent la flexibilité. Il est donc avantageux pour un exploitant de centrale d'adapter au mieux son injection d'énergie à la demande. L'association de cette approche avec des solutions de stockage permet, par exemple, de stocker l'énergie pendant les périodes de surproduction (et de prix bas) et de la réinjecter dans le réseau uniquement lorsque la demande est forte (et que les prix sont plus avantageux). Cela lisse le profil de charge et stabilise globalement le réseau.

Dans quelle mesure cette réforme contribue-t-elle à la réalisation des objectifs climatiques ?

La tarification axée sur le marché rend les énergies renouvelables plus compétitives par rapport aux énergies fossiles, à mesure que les coûts technologiques et de production continuent de baisser. La Chine possédant le plus grand marché de l'électricité au monde, cette évolution a des répercussions considérables au-delà de ses frontières. Si les coûts de l'énergie solaire et éolienne peuvent être encore réduits, cela exercera une forte attraction sur les autres marchés, ce qui, à son tour, stimulera l'expansion mondiale.
De plus, il convient de noter que le pays vise à respecter ses engagements à long terme pris dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et à atteindre la neutralité carbone d'ici 2060. La nouvelle réforme tarifaire est un élément crucial pour rendre cet objectif réalisable grâce aux mécanismes du marché, plutôt que de s'appuyer uniquement sur des mesures coercitives ou des subventions importantes.

Dans quelle mesure cette mesure accroît-elle la compétitivité des entreprises chinoises dans un contexte international ?

Les fabricants chinois de panneaux solaires et d'éoliennes se sont déjà fait un nom ces dernières années et figurent désormais parmi les leaders du marché mondial. Confrontées à une concurrence accrue sur leur marché national, ces entreprises apprennent à optimiser leurs coûts et à perfectionner leurs technologies plus rapidement.

Les entreprises qui prospèrent dans un environnement concurrentiel où les prix sont dictés par le marché bénéficient souvent d'un avantage concurrentiel à l'étranger, même dans des pays où des subventions (partielles) subsistent. Cela permet à la Chine de développer ses marchés d'exportation. Par ailleurs, de nouveaux modèles économiques émergent, notamment dans le négoce d'énergie, les technologies de réseau et les solutions logicielles de gestion de la demande, ce qui peut étendre la portée internationale des entreprises chinoises.

Comment l'introduction des procédures d'appel d'offres s'intègre-t-elle au nouveau système de tarification ?

Les appels d'offres sont un élément essentiel des modèles de tarification axés sur le marché. Le principe est simple : une quantité précise d'énergie verte à produire – ou une capacité de production d'électricité spécifique – est mise en concurrence. Les entreprises participantes soumettent des offres précisant un prix par kilowattheure (ou par kWh, par kW de puissance installée, etc.).

Le contrat est généralement attribué au soumissionnaire le moins disant jusqu'à ce que le volume défini soit atteint. Cette pratique crée une pression concurrentielle qui fait baisser les offres et conduit ainsi à des prix de marché compétitifs. Idéalement, cela minimise les sursubventions et les structures inefficaces. De plus, ce modèle garantit la transparence et l'équité, car tous les acteurs du marché bénéficient des mêmes opportunités et ont accès aux mêmes informations.

Quel impact immédiat cette réforme aura-t-elle sur les fabricants de centrales éoliennes et solaires ?

Les fabricants d'éoliennes et de centrales solaires doivent se préparer à une plus grande sensibilité aux prix. Les exploitants devront calculer avec plus de précision le retour sur investissement qu'ils peuvent obtenir sur un marché potentiellement volatil. Cela exercera une pression accrue sur les coûts des fabricants. Parallèlement, la demande de technologies performantes et efficaces pourrait augmenter, car les gains d'efficacité auront un impact encore plus important sur le marché.

Par ailleurs, la réforme pourrait initialement dynamiser le volume des projets, de nombreux promoteurs souhaitant les mettre en œuvre avant le 1er juin 2025 afin de bénéficier des dispositions transitoires. Pour les fabricants, cela pourrait engendrer un essor à court terme. À long terme, cependant, la réforme impliquera une demande stable, mais orientée vers le marché, permettant ainsi aux fournisseurs les plus performants de prospérer.

Comment la tarification axée sur le marché modifie-t-elle le rôle des consommateurs ?

Dans un contexte de marché, les consommateurs ne sont pas de simples consommateurs passifs d'électricité. La variation des prix au cours de la journée incite à décaler sa consommation. Les gros consommateurs, notamment dans l'industrie, peuvent ainsi planifier stratégiquement leur production pour profiter des prix bas de l'électricité. Les particuliers peuvent également adapter leurs tarifs pour décaler leur consommation, par exemple grâce aux technologies de maison connectée.

De plus, cela ouvre la voie à des contrats directs entre les grands consommateurs et les producteurs (contrats d'achat d'électricité). Les entreprises souhaitant réduire leur empreinte carbone peuvent ainsi s'approvisionner directement en électricité auprès de sources renouvelables et couvrir leurs besoins énergétiques dans des conditions prévisibles. À moyen et long terme, les consommateurs bénéficieront d'une structure de marché plus efficace, susceptible de faire baisser, voire de stabiliser, les coûts de l'électricité.

Cette réforme va-t-elle aggraver les disparités régionales en Chine ?

Oui, c'est tout à fait possible. La Chine est un pays immense, caractérisé par une grande diversité de conditions : des provinces côtières à forte densité de population et à l'industrie florissante, des régions rurales de l'intérieur où la consommation de pointe est faible, des zones très ensoleillées à l'ouest et au nord-ouest, des régions venteuses au nord, etc.

Dans un système axé sur le marché, les projets peuvent privilégier les sites présentant les conditions les plus favorables, ainsi que les infrastructures de réseau et le contexte politique les plus propices. Les gouvernements provinciaux ambitieux qui créent un environnement favorable attireront vraisemblablement davantage d'investissements. D'autres régions pourraient prendre du retard ou réorienter leurs priorités, par exemple vers le stockage de l'énergie ou l'hydrogène vert.

Le passage à une tarification axée sur le marché peut-il affecter d'autres pays ?

Absolument. La Chine étant non seulement le plus grand marché des énergies renouvelables, mais aussi un important producteur des technologies associées, tout changement politique majeur a des répercussions sur les marchés mondiaux. La transition vers un marché libre pourrait accélérer la baisse des coûts, rendant ainsi les énergies renouvelables plus attractives à l'échelle mondiale.

De plus, de nombreuses économies en développement et émergentes s'inspirent de la Chine pour concevoir leurs propres mécanismes de soutien. Le succès de la transition vers les mécanismes de marché dans un pays de la taille et de la complexité de la Chine accroît la probabilité que des concepts similaires soient mis en œuvre ailleurs. La Chine redevient ainsi un moteur de la transition énergétique mondiale.

Pourquoi la diminution des subventions est-elle souvent considérée comme un signe de maturité du marché d'une technologie ?

Les subventions sont généralement nécessaires lorsqu'une technologie est encore relativement coûteuse et ne peut pas encore concurrencer les sources d'énergie conventionnelles. Dès que les coûts diminuent – ​​généralement grâce aux économies d'échelle, aux effets d'apprentissage et aux innovations technologiques – et qu'une technologie s'impose sur le marché, les subventions permanentes perdent leur justification initiale.

Lorsqu'une technologie est lancée sur un marché sans subventions (ou avec des subventions réduites), cela signifie qu'elle a largement atteint sa compétitivité. Dans le cas de la Chine, l'immense capacité installée de plus de 1 400 gigawatts pour l'énergie éolienne et solaire démontre que ces sources d'énergie sont suffisamment matures, tant sur le plan technologique qu'économique, pour prospérer sur un marché libre.

Que pourrait-il se passer à court terme d'ici l'échéance du 1er juin 2025 ?

Les analystes prévoient une forte augmentation du nombre de nouveaux projets, les promoteurs cherchant à tirer profit des derniers avantages du système actuel, notamment pour les projets dont les procédures d'autorisation sont encore complexes ou qui sont déjà en phase finale de développement. On parle parfois de « système opérationnel » pour désigner ces situations, où les promoteurs tentent de se connecter rapidement afin de bénéficier potentiellement de tarifs de rachat plus élevés ou d'une transition plus fluide.

Cette situation pourrait temporairement provoquer une surchauffe du marché et mettre à rude épreuve les chaînes d'approvisionnement. Les fabricants de modules solaires et d'éoliennes devraient initialement bénéficier de carnets de commandes bien remplis. À long terme, cependant, la situation se stabilisera à mesure que la dynamique s'atténuera après la date limite et que le marché s'adaptera à sa nouvelle configuration.

Comment évaluer l'impact à long terme sur le secteur énergétique chinois ?

À long terme, le passage de tarifs fixes à un système axé sur le marché devrait rendre le secteur énergétique chinois plus robuste et plus efficace. Les entreprises qui prospéreront seront des leaders technologiques, ce qui renforcera la position de la Chine comme pionnière mondiale dans le domaine des énergies renouvelables.

De plus, une meilleure intégration des énergies renouvelables au réseau peut renforcer sa stabilité, grâce au déploiement à plus grande échelle de systèmes intelligents de gestion de la production et de la demande – tels que les réseaux intelligents, les technologies de stockage et la gestion de la charge. Sur le plan politique, la réduction du poids financier des subventions libère des ressources pour d'autres enjeux d'avenir. Ceci souligne la dimension à long terme de la réforme : elle vise non seulement l'expansion, mais aussi le développement inclusif, durable et rentable de l'ensemble du secteur.

Quel rôle jouent les contrats d'achat d'électricité (CAE) dans ce nouvel environnement de marché ?

Les contrats d'achat direct, également appelés contrats d'achat d'électricité (CAE), permettent aux entreprises et autres grands consommateurs d'acheter de l'électricité directement auprès d'un producteur, en contournant le marché traditionnel de l'électricité ou les gestionnaires de réseau. Dans un contexte de prix de marché et de suppression des tarifs de rachat fixes, les CAE constituent un outil efficace pour générer des avantages mutuels

  • Le producteur d'électricité bénéficie d'une vente garantie à long terme à un prix stipulé dans le contrat.
  • Le client bénéficie d'une sécurité de planification et peut également se référer à l'origine de l'électricité (verte, renouvelable), ce qui peut être significatif pour son bilan de durabilité.

La Chine devrait accorder une plus grande ampleur à ces contrats d'achat d'électricité (CAE), car ils correspondent à l'idée fondamentale d'un marché libéralisé, favorisent la concurrence et facilitent l'intégration des énergies renouvelables.

De quelles manières le nouveau mécanisme de tarification pourrait-il favoriser le développement d'autres technologies telles que le stockage ou l'hydrogène ?

Lorsque les prix de l'électricité fluctuent davantage, l'intérêt pour les technologies de stockage s'accroît, permettant d'emmagasiner l'énergie excédentaire pendant les périodes de bas prix et de la restituer lorsque la demande (et les prix) sont élevés. Les projets de stockage deviennent ainsi plus rentables, car ils peuvent potentiellement générer des profits supplémentaires.

La situation est similaire pour l'hydrogène vert : lorsque l'énergie solaire et éolienne est temporairement abondante et que les prix de l'électricité baissent, cette énergie peut être utilisée efficacement pour l'électrolyse. L'hydrogène ainsi produit peut être stocké, utilisé directement dans l'industrie ou injecté dans le réseau de gaz. Cette flexibilité rend également d'autres composantes de l'infrastructure énergétique plus attractives. La réforme peut donc servir de catalyseur pour un portefeuille technologique plus large, allant au-delà de la production d'électricité conventionnelle.

Quelles leçons les autres pays peuvent-ils tirer de cette évolution ?

D'autres pays qui ont fortement encouragé le développement des énergies renouvelables par le biais de tarifs d'achat fixes pourraient voir dans la décision de la Chine un signal annonçant la prochaine étape de maturité : l'orientation vers le marché comme phase logique une fois que la technologie aura atteint la compétitivité économique.

La leçon à tirer est qu'une transition progressive et bien communiquée est indispensable. Un calendrier précis, des solutions transitoires différenciées et des instruments fiables d'atténuation des risques (tels que le mécanisme d'ajustement des prix) sont essentiels pour préserver la confiance des investisseurs et favoriser l'innovation. Par ailleurs, l'exemple chinois démontre que les spécificités régionales doivent être prises en compte lors de la mise en œuvre afin de garantir le succès de la réforme à l'échelle nationale.

Comment la nouvelle politique tarifaire influence-t-elle la sensibilisation et le comportement des consommateurs ?

Comme les prix de l'électricité issue de sources d'énergie renouvelables sont plus étroitement liés aux conditions réelles du marché, des tarifs variables peuvent être mis en place, permettant aux consommateurs de mieux gérer leur consommation. Lors des périodes de forte production et de prix bas, les ménages et les entreprises pourraient augmenter leur consommation d'électricité et, par exemple, recharger des véhicules électriques ou faire fonctionner des machines à laver.

Cette prise de conscience croissante incite les consommateurs à utiliser des appareils économes en énergie et à prendre des mesures pour profiter des fluctuations de prix. À terme, cela favorise une culture de la consommation d'énergie et de la maîtrise des coûts, bénéfique non seulement pour le réseau électrique, mais aussi pour la protection du climat.

N'y aura-t-il plus de tarifs fixes après le 1er juin 2025 ?

D'après les informations disponibles, les nouveaux projets raccordés au réseau ne bénéficieront plus de tarifs de rachat fixes après la date butoir. Toutefois, une période de transition pourrait être mise en place pour les projets existants (construits avant le 1er juin 2025), durant laquelle le mécanisme de compensation de la différence de prix s'appliquera.

Il est peu probable que tous les types de droits de douane disparaissent complètement, car certains projets spécifiques (par exemple, des projets de recherche, des installations pilotes dans des régions reculées, des solutions de stockage innovantes) pourraient encore bénéficier d'un soutien gouvernemental. Cependant, le message principal demeure : la libre fixation des prix sera la norme sur le marché chinois.

Quel rôle joue l'horizon temporel jusqu'en 2025 pour la Chine ?

La Chine ambitionne de porter la part des énergies non fossiles à 20 % d'ici 2025. Parallèlement, la libéralisation du secteur énergétique s'accélérera durant cette période. En reportant la mise en œuvre de la réforme au 1er juin 2025, le pays donne aux investisseurs, aux entreprises et aux organismes gouvernementaux le temps de se préparer.

Cette période de transition peut être mise à profit pour adapter les processus existants, clarifier les incertitudes juridiques et, éventuellement, accélérer la modernisation du réseau. De plus, cette réforme intervient à un moment où la Chine dispose des infrastructures et de la base industrielle nécessaires pour éviter un effondrement brutal des installations en cas de suppression des tarifs de rachat.

Quels sont les aspects les plus importants de la réforme et les avantages attendus ?

  • Tarification basée sur le marché : à compter du 1er juin 2025, l’électricité ne sera plus commercialisée selon des tarifs fixes, mais selon les lois du marché.
  • Traitement différencié des projets existants : les centrales plus anciennes bénéficient d’une transition progressive via un mécanisme de compensation des différences de prix.
  • Concurrence et efficacité : les entreprises doivent davantage s'adapter au marché, ce qui favorise l'innovation et la réduction des coûts.
  • Sécurité des investissements grâce à des mécanismes d'équilibrage : la stabilité des prix est assurée par des instruments complémentaires afin de maintenir l'attractivité du marché et d'éviter les fluctuations incontrôlées.
  • Réduction des subventions : les fonds publics sont allégés, les énergies renouvelables arrivent à maturité dans un modèle économique autosuffisant.
  • Contribution aux objectifs climatiques : Un marché libre qui intègre les énergies renouvelables de manière rentable et efficace est un élément clé du plan de la Chine pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2060.

Comment la réforme est-elle évaluée globalement ?

Cette réforme est largement considérée comme une étape nécessaire et logique vers une transition énergétique aboutie. La Chine démontre ainsi que les énergies renouvelables ne dépendent plus uniquement des subventions, mais constituent désormais un segment performant et compétitif du marché de l'énergie.

Malgré les défis persistants, tels que l'incertitude accrue des investissements et les disparités régionales de mise en œuvre, les opportunités sont plus nombreuses : une innovation accrue, une efficacité renforcée, une concurrence renforcée et des bases solides pour atteindre des objectifs climatiques ambitieux. Cette initiative est révolutionnaire pour la transition énergétique mondiale car elle démontre que l'une des plus grandes économies mondiales s'engage sur la voie d'une approche de marché des énergies renouvelables, avec un faible niveau de subventions. Il se pourrait bien que cela devienne la nouvelle norme pour de nombreux pays.

Avec plus de 1 400 gigawatts de capacité éolienne et solaire installée, la Chine a depuis longtemps démontré son rôle de pionnière dans le domaine des énergies renouvelables. La réforme annoncée, qui entrera en vigueur le 1er juin 2025, ne constitue pas un simple chapitre de plus dans cette expansion réussie, mais un changement de paradigme fondamental vers un marché autonome et compétitif. Les entreprises, les investisseurs et les consommateurs sont tous tenus de s'adapter au nouveau système de tarification.

Cette réforme constitue donc un élément clé de la transition énergétique chinoise vers une nouvelle phase de développement : s’affranchir de la dépendance aux subventions et s’orienter vers une industrie pleinement intégrée et innovante, contribuant durablement à la réalisation des objectifs climatiques. Il est raisonnable de penser que l’expérience acquise influencera tôt ou tard d’autres pays, le transfert de connaissances s’effectuant désormais rapidement et efficacement dans un monde de l’énergie globalisé. La Chine envoie une fois de plus un signal fort, et le monde observera attentivement comment cette approche axée sur le marché évoluera sur le plus grand marché énergétique mondial.

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