
Crise du logement, chute de l'emploi et tarifs douaniers américains : les 5 plus grands problèmes du Canada – et le plan audacieux pour le sauver – Image : Xpert.Digital
Alerte rouge pour le Canada : un conflit commercial et une crise interne menacent l'avenir
Loyers inabordables, prospérité en déclin : l’économie canadienne est dans une impasse – voici les raisons
Le Canada, longtemps symbole de stabilité, de prospérité et d'une qualité de vie élevée, est confronté à une série de défis majeurs qui ébranlent les fondements de son économie. Un ensemble de problèmes structurels et conjoncturels a placé le pays dans une situation délicate : au cœur du problème se trouve une crise de productivité persistante qui a entraîné une stagnation, voire un déclin, de la prospérité par habitant depuis des années, et l'écart avec son voisin économiquement puissant, les États-Unis, se creuse.
Cette fragilité économique abstraite se traduit par des crises très concrètes qui façonnent le quotidien des citoyens. La plus importante d'entre elles est l'aggravation de la crise du logement et du marché locatif, qui brise le rêve d'accession à la propriété pour beaucoup et fait grimper le coût de la vie. À cela s'ajoute la montée du chômage, alimentée par la faiblesse des investissements et l'escalade du conflit commercial avec les États-Unis, qui affecte gravement une économie fortement dépendante des exportations. Enfin, le tableau est complété par des finances publiques sous tension, un système de santé saturé et les conséquences économiques de plus en plus visibles du changement climatique.
Mais le gouvernement d’Ottawa ne reste pas les bras croisés. Grâce à une stratégie à plusieurs volets, le pays tente de redresser la situation. Les baisses de taux d’intérêt décidées par la banque centrale visent à soutenir l’économie, tandis qu’un programme de construction de logements sans précédent, doté de milliards de dollars d’investissement et de nouvelles technologies comme la construction modulaire, a pour objectif de combler le déficit de logements. Parallèlement, des ajustements sont apportés aux politiques industrielles et migratoires, ainsi qu’aux plans nationaux en matière de climat, afin de préparer un avenir plus durable.
La sortie de crise est semée d'embûches et son issue incertaine. Sans une véritable relance de la productivité, une expansion massive et rapide de la construction de logements et une stabilisation des relations commerciales essentielles, le Canada risque de voir sa vigueur économique et sa prospérité par habitant décliner davantage. Le dossier qui suit examine en détail les problèmes les plus urgents du Canada et analyse les possibilités et les risques liés aux contre-mesures prises.
En lien avec ceci :
Les principaux problèmes actuels du Canada et les solutions que le pays tente d’y apporter : un dossier de questions et réponses
Les principaux problèmes auxquels est confrontée l'économie canadienne sont liés à une faible croissance de la productivité et à un déclin du revenu par habitant, à une crise persistante du logement et de l'accessibilité locative, à une hausse du chômage conjuguée à un faible niveau d'investissement, aux tensions engendrées par l'escalade du conflit commercial avec les États-Unis (qui devrait se poursuivre jusqu'en 2025), à des finances publiques tendues, à des goulets d'étranglement structurels dans le système de santé et à des risques climatiques croissants. Ottawa réagit en abaissant les taux d'intérêt par la Banque du Canada, en lançant un vaste programme de construction et de modernisation du logement, en stimulant l'industrie et l'innovation, en adoptant des mesures budgétaires, notamment une réorientation des priorités, en ajustant les politiques du marché du travail et de l'immigration, et en élaborant des plans nationaux d'adaptation et de lutte contre les changements climatiques. Toutefois, la voie à suivre demeure semée d'embûches : sans une véritable amélioration de la productivité, une croissance durable du parc de logements et des relations commerciales fiables, le Canada risque de continuer à sous-performer et à accuser un retard en matière de croissance du revenu par habitant.
Quel est le problème économique global du Canada ?
Le problème majeur réside dans la faiblesse persistante de la croissance du PIB par habitant, étroitement liée à une grave crise de productivité et à un faible niveau d'investissement privé. Depuis des années, le PIB par habitant du Canada est inférieur à celui des autres pays industrialisés ; l'écart de productivité avec les États-Unis est important et s'est creusé depuis la pandémie. Les analyses de RBC, de l'OCDE et d'autres organismes font état d'un recul du PIB réel par habitant par rapport à 2019, d'un investissement des entreprises atone et d'obstacles structurels à la concurrence, à l'adoption des technologies et au commerce intérieur.
RBC souligne que l'économie par habitant est aujourd'hui plus faible qu'en 2019 (après ajustement pour l'inflation et l'immigration), tandis que l'écart de productivité avec les États-Unis est d'environ 30 %. Cela représente environ 20 000 $ CA de production par personne et entraîne une baisse des salaires d'environ 8 % par rapport aux niveaux américains. L'OCDE prévoit une faible croissance (1,0 à 1,1 %) pour 2025, pénalisée par les tensions commerciales avec les États-Unis, le recul des exportations et des investissements, dans un contexte de faible productivité, d'endettement public élevé et de marché du logement tendu. TD et d'autres organismes montrent que le recul de la productivité depuis 2019 s'est étendu à de nombreux secteurs ; le secteur de la construction est particulièrement faible et, en tant que secteur économique en croissance, il contribue à la baisse des chiffres globaux.
En bref, la « marge de croissance » du Canada n’est pas seulement cyclique, mais aussi structurelle : une combinaison de faible productivité, de faible appétit pour l’investissement et d’obstacles structurels limite la croissance par habitant.
Comment le conflit commercial et les tarifs douaniers américains affecteront-ils l'économie canadienne en 2025 ?
L’escalade des tarifs douaniers américains début 2025, suivie de contre-mesures canadiennes et d’exemptions partielles ultérieures dans le cadre de l’ACEUM, a fortement affecté l’économie canadienne, fortement axée sur l’exportation. Les estimations de l’OCDE, de TD et de la Banque du Canada font état d’une baisse substantielle des exportations, d’une réticence à investir, de pertes d’emplois dans les secteurs dépendants des exportations et d’une incertitude accrue, ce qui se reflète dans les prévisions pour 2025-2026. TD qualifie les exportations de « durement touchées », avec une contraction de 1,6 % au deuxième trimestre et un ralentissement de la croissance à environ 1,2 % pour l’année. La Banque du Canada constate une forte anticipation des exportations avant l’imposition des tarifs, suivie d’un repli, d’une hausse du chômage dans les industries sensibles au commerce international et d’une légère composante inflationniste alimentée par les prix à l’importation, malgré une inflation globale demeurant proche de 2 %.
Bien qu'une grande partie des échanges bilatéraux soit demeurée protégée des droits de douane grâce à l'ACEUM, les mesures ciblées concernant l'acier, l'aluminium et d'autres matières premières (ainsi que l'évolution des exemptions) ont entraîné des perturbations des chaînes d'approvisionnement, une hausse des coûts et une incertitude quant à la planification. Des simulations indiquent que le maintien des droits de douane pourrait réduire le PIB du Canada d'environ 1 à 2 % au cours des prochaines années, selon les hypothèses relatives au niveau et à la durée de ces droits et aux contre-mesures prises par le Canada. Le gouvernement canadien lui-même souligne le fardeau que représentent ces droits pour les consommateurs et les entreprises et a, dans certains cas, ajusté ou retiré des contre-mesures afin d'atténuer la hausse des prix intérieurs.
Conclusion : Le conflit commercial exacerbe les faiblesses conjoncturelles (exportations, investissements, emploi) et interagit défavorablement avec les problèmes structurels de productivité.
Quel est l’état du marché du travail et des prix à la consommation – et que fait la Banque du Canada à ce sujet ?
Le marché du travail s'est sensiblement ralenti : le taux de chômage a atteint un sommet en quatre ans, dépassant les 7 % en 2025. Les pertes d'emplois se concentrent dans les secteurs sensibles aux échanges commerciaux et aux taux d'intérêt, tandis que le taux d'activité a légèrement diminué. Le Rapport pluriannuel (RP) de la Banque du Canada pour l'été 2025 indique qu'après une hausse tirée par les exportations au premier trimestre, le deuxième trimestre a connu un recul d'environ 1,5 %. L'inflation sous-jacente, bien que proche de 2 % en moyenne, est demeurée légèrement plus élevée (environ 2,5 %), notamment en raison des tarifs douaniers.
La banque centrale a réagi en abaissant ses taux d’intérêt (la plus récente baisse à 2,5 % en septembre 2025), invoquant un affaiblissement de la demande intérieure, un ralentissement de l’inflation sous-jacente et la réduction de certains tarifs douaniers canadiens de représailles. Parallèlement, elle appelle à la prudence : les hausses tarifaires et l’incertitude limitent la marge de manœuvre pour un assouplissement monétaire agressif. Le corridor cible de 1 % à 3 %, autour du point médian de 2 %, demeure le point d’ancrage ; la Banque du Canada souligne la symétrie et la flexibilité de cette cible, ainsi que le suivi d’un large éventail d’indicateurs du marché du travail.
En résumé : la politique monétaire soutient l’économie par un assouplissement modéré, mais ne peut neutraliser les barrières structurelles ni les risques liés à la politique commerciale. Les baisses de taux d’intérêt allègent le poids de la dette et les pressions sur les paiements, mais n’augmentent pas automatiquement le potentiel de production ni la demande à l’exportation.
Pourquoi l'accessibilité au logement et au loyer reste-t-elle une crise aiguë ?
Malgré la baisse des taux d'intérêt, l'accession à la propriété reste hors de portée pour beaucoup. Depuis 2000, les prix ont augmenté beaucoup plus vite que les revenus, et le ratio prix/revenu figure parmi les plus élevés des pays de l'OCDE. Les experts pointent du doigt la financiarisation accrue du logement, la pénurie de biens dans les segments et les zones les plus recherchés, les taxes et frais élevés sur les constructions neuves, les contraintes de capacité de construction et, plus récemment, la très forte croissance démographique comme principaux facteurs. Même avec la baisse des taux d'intérêt hypothécaires, les prévisions n'annoncent pas un retour rapide à une accessibilité durable au logement.
Reuters a rapporté que si les taux d'intérêt fixes à cinq ans ont baissé de 150 points de base, les économies réalisées ne suffisent pas à compenser la hausse des prix et la faiblesse du pouvoir d'achat ; l'immigration et la demande intérieure maintiennent la pression sur le marché du logement. Selon les estimations, il faudra peut-être une décennie, voire jamais, pour parvenir à un logement abordable de manière durable sans une augmentation massive de l'offre et une réduction des coûts. La SCHL et d'autres organismes préviennent que le nombre de mises en chantier pourrait diminuer entre 2025 et 2027, malgré l'attention politique portée à ce sujet. Les associations du secteur soulignent le poids cumulatif des taxes et des frais, qui dépassent parfois le tiers du coût des nouvelles constructions, ainsi que la pénurie de terrains, de main-d'œuvre qualifiée et de matériaux.
Le débat sur la question de savoir s'il s'agit uniquement d'un « problème d'offre » est complexe : plusieurs analyses suggèrent qu'à long terme, l'offre était relativement réactive, mais que la récente flambée des prix a été exacerbée par des vagues de demande excessive, la participation des investisseurs et la financiarisation. Néanmoins, la conclusion actuelle est que, pour faire baisser les prix et soulager la pression sur le marché locatif, la construction de logements abordables et adaptés doit augmenter significativement, parallèlement à des réformes juridiques, institutionnelles et fiscales.
Quelles réponses apportent les politiques canadiennes en matière de logement et d'infrastructures ?
Ottawa a considérablement élargi son approche en 2024-2025 : le « Plan canadien sur le logement » met l’accent sur la construction, l’accélération des procédures d’obtention de permis, la réduction des coûts, une normalisation accrue (catalogues de conception), le déploiement à grande échelle des méthodes de construction préfabriquées et modulaires, le renforcement des dispositifs d’accès à la location et à la propriété, ainsi que sur des logements ciblés pour lutter contre l’itinérance. La Stratégie nationale sur le logement (SNL), un programme de plus de 10 ans (plus de 115 milliards de dollars canadiens), prévoit la construction d’environ 170 000 nouveaux logements et la création de centaines de milliers de logements communautaires sécurisés d’ici le milieu de 2025. Parallèlement, des mesures spécifiques sont prises pour répondre aux besoins des femmes, des étudiants, des aînés et des communautés autochtones.
Parmi les nouveaux instruments axés sur la technologie et le développement à grande échelle, on compte un Fonds pour la technologie et l’innovation dans la construction résidentielle, 500 millions de dollars canadiens pour des projets de logements locatifs modulaires, un catalogue national de modèles de logements et la création de « Construire des maisons au Canada » (CMC), doté de 25 milliards de dollars canadiens de prêts et d’un milliard de dollars canadiens de capitaux propres pour soutenir la préfabrication, regrouper les commandes groupées, promouvoir le bois massif et les matériaux locaux et créer des programmes d’apprentissage. Les avantages promis comprennent une réduction allant jusqu’à 50 % du temps de construction, 20 % des coûts et 22 % des émissions par rapport à la construction traditionnelle.
Dans le même temps, une approche fondée sur les droits de l'homme prend de l'importance : la législation du NHS impose la réalisation progressive du droit à un logement adéquat ; les recommandations actuelles préconisent des définitions claires, des systèmes cibles, le développement du logement non marchand, la lutte contre la discrimination sur le marché locatif et des mécanismes de responsabilisation plus forts d'ici la fin de la période du NHS.
La rapidité de mise en œuvre demeure un défi : même les programmes les plus ambitieux se heurtent à des goulets d’étranglement dans le secteur de la construction, à une réglementation du bâtiment fragmentée et à des responsabilités fédérales qui se chevauchent. Sans harmonisation supplémentaire, réformes rapides des procédures d’autorisation, stratégies pour une main-d’œuvre qualifiée et volumes de commandes fiables à long terme, la production ne progressera probablement que lentement.
Quelle est l'ampleur concrète du problème de productivité, et quels leviers actionner ?
Cette faiblesse se traduit par une baisse de la productivité du travail dans de nombreux secteurs depuis 2019, particulièrement marquée dans le secteur de la construction et certains segments de l'industrie manufacturière. Des études quantifient la diminution de la productivité des entreprises canadiennes sur cinq ans, tandis que les États-Unis ont enregistré des hausses importantes. L'intensité capitalistique a à peine progressé et les investissements dans les machines et les équipements sont restés à la traîne. Les causes de cette situation sont multiples : faible compétitivité, obstacles réglementaires et fiscaux à l'investissement, barrières commerciales interprovinciales, lenteur de l'adoption des technologies, structure de la main-d'œuvre et pratiques de gestion.
Les orientations politiques et économiques qui sont discutées ou partiellement abordées comprennent :
- Réformes de la concurrence et réduction des obstacles au commerce intérieur et à la mobilité entre les provinces et les territoires.
- Moderniser les régimes fiscaux et d'amortissement pour favoriser l'investissement ; des mises en garde ont été émises, par exemple, contre la suppression progressive de l'amortissement accéléré.
- Promouvoir la diffusion de l'innovation et l'adoption des technologies, notamment dans le secteur de la construction (normalisation, préfabrication, numérisation).
- Immigration hautement qualifiée, initiatives en matière d'éducation et de formation, meilleure reconnaissance des qualifications étrangères et incitations sur le marché du travail davantage axées sur la productivité.
- Accélérer le développement des infrastructures et des permis pour dégager des économies d'échelle – du logement à l'énergie en passant par les matières premières.
En résumé, ce qu’il faut, c’est un « programme de productivité » qui lie étroitement la concurrence, la formation de capital, la technologie et les compétences – un thème récurrent dans les discours des dirigeants de la Banque du Canada et dans les enquêtes de l’OCDE.
Quels sont les défis budgétaires qui se dessinent ?
Bien que le Canada ait souvent été considéré comme financièrement solide dans les comparaisons avec les pays du G7, les mises en garde concernant l’augmentation des déficits, la hausse des coûts du service de la dette et le manque de leviers budgétaires se multiplient en 2025. Le directeur parlementaire du budget prévoit des écarts importants par rapport à la trajectoire budgétaire de 2024 : l’augmentation des dépenses de programmes, les mesures fiscales et le ralentissement de la croissance font grimper considérablement les projections pour les années à venir. Selon les estimations, les paiements d’intérêts pourraient absorber une part beaucoup plus importante des recettes d’ici 2030. Des observateurs externes (p. ex. Fitch) soulignent les risques découlant des engagements de dépenses supplémentaires.
La marge de manœuvre demeure, mais elle est plus restreinte : le maintien de taux d’intérêt bas pendant une période prolongée n’est pas garanti ; le vieillissement de la population et les dépenses de santé pèsent déjà lourdement sur les budgets provinciaux. Face à la nécessité simultanée d’investir dans le logement, l’adaptation et l’innovation, il est crucial d’établir des priorités et de faire respecter les directives budgétaires afin de maintenir la confiance. Les derniers rapports financiers mensuels indiquent une hausse des dépenses et des coûts d’intérêt, tandis que certaines recettes fiscales sont temporairement en baisse ; les droits de douane et les taxes sur l’énergie ont récemment affiché des tendances inverses, mais celles-ci reflètent le caractère exceptionnel de la situation.
Qu’en est-il des secteurs de l’énergie et des matières premières – opportunité ou risque ?
Le Canada possède d’importantes ressources pétrolières, gazières et minérales. Ces secteurs contribuent de façon substantielle au PIB, aux exportations, aux recettes fiscales et à l’emploi, et jouent un rôle de tampon dans l’équilibre de la balance commerciale. De plus, une augmentation des investissements en amont est prévue pour 2025. Parallèlement, le débat public autour de ces secteurs réévalue leur rôle en fonction des émissions, des goulets d’étranglement des infrastructures et des chaînes de valeur, notamment en ce qui concerne le GNL, les minéraux critiques et le raffinage national.
Pour l'économie dans son ensemble, les ressources signifient :
- Stabilisateurs du commerce extérieur et des devises (corrélation avec le prix du pétrole).
- Sources de revenus pour les budgets des États.
- Facteurs potentiels de diversification industrielle (par exemple, minéraux critiques, création de valeur pour les batteries, CCUS, bois massif dans la construction).
- Parallèlement, il existe des zones de tension politico-économiques (responsabilités fédérales/provinciales, objectifs environnementaux et climatiques, délais d’approbation, infrastructures d’exportation).
En résumé : les ressources font partie intégrante de la stratégie à moyen terme, à condition que les processus de planification et d’approbation soient modernisés, que les objectifs climatiques soient intégrés de manière crédible et que les chaînes de valeur soient renforcées localement.
Notre expertise mondiale en matière d'industrie et d'économie est axée sur le développement commercial, les ventes et le marketing
Notre expertise mondiale en matière d'industrie et d'économie, de développement commercial, de ventes et de marketing - Image : Xpert.Digital
Domaines d'intervention prioritaires : B2B, numérisation (de l'IA à la XR), ingénierie mécanique, logistique, énergies renouvelables et industrie
Plus d'informations ici :
Un centre thématique offrant des informations et une expertise :
- Plateforme de connaissances couvrant les économies mondiales et régionales, l'innovation et les tendances spécifiques à l'industrie
- Un recueil d'analyses, d'idées et d'informations générales issues de nos principaux domaines d'intervention
- Un lieu d'expertise et d'information sur les développements actuels dans le monde des affaires et des technologies
- Un centre névralgique pour les entreprises en quête d'informations sur les marchés, la numérisation et les innovations industrielles
Repenser les migrations : de la quantité à la qualité, leviers de croissance économique
Quel rôle joue la construction de logements en matière de productivité, de prix et de stabilité sociale ?
La construction de logements agit comme un double levier : à court terme, elle influe sur l’économie (activité de construction, emploi) et, à long terme, sur sa structure (mobilité de la main-d’œuvre, productivité, salaires réels). Des coûts de logement excessifs réduisent la mobilité spatiale, découragent la création de nouveaux ménages et exercent une pression à la baisse sur les salaires réels. Des études démontrent que la hausse des coûts de logement peut engendrer des pertes de productivité de plusieurs milliards de dollars si les travailleurs ne peuvent pas se loger dans des centres plus productifs. Au Canada, les goulets d’étranglement liés à la capacité, aux permis et aux calculs de coûts bloquent précisément ce levier.
Le gouvernement prend des mesures :
- Harmonisation et normalisation (catalogues de conception, dialogue sur les codes du bâtiment).
- Préfabrication/modularisation pour pallier les déficits de productivité dans le secteur de la construction.
- Développer l’offre de logements non marchands et les mesures ciblées de protection des locataires (par exemple, contre la discrimination).
- Initiatives de qualification pour le secteur de la construction (apprentissage, reconversion, immigration axée sur les compétences).
Les critères de réussite comprendront : une demande stable via des commandes groupées (BCH), des processus d'approbation simplifiés, le partage des risques avec les parties prenantes privées, l'adoption généralisée des normes de planification et de fabrication numériques et des effets durables sur le pipeline au-delà des frontières municipales.
Que se passe-t-il avec l'immigration – et quels sont ses effets macroéconomiques ?
L’immigration importante a soutenu les indicateurs macroéconomiques jusqu’en 2024-2025, mais a accru la pression sur le logement, les soins de santé et les infrastructures. Ottawa a récemment revu ses objectifs, notamment pour les catégories de résidents temporaires (étudiants, travailleurs étrangers temporaires), afin de freiner la croissance. Les analystes préviennent qu’un ralentissement trop brutal pourrait avoir des répercussions négatives sur le marché du travail, les finances universitaires et les secteurs fortement dépendants de la main-d’œuvre temporaire. Les décideurs politiques cherchent donc une voie qui favorise l’intégration et l’absorption sans affaiblir indûment l’offre de main-d’œuvre.
Du point de vue de la productivité, il est essentiel d'améliorer l'adéquation des compétences, d'accélérer les procédures de reconnaissance et de favoriser une meilleure répartition des travailleurs vers les secteurs les plus touchés par la pénurie (par exemple, le bâtiment, les soins infirmiers, la santé et l'ingénierie). Ainsi, l'immigration peut passer d'un levier de quantité à un levier de qualité et de productivité.
En lien avec ceci :
- Réorientation concernant la question de la pénurie de main-d'œuvre qualifiée – les dilemmes éthiques de la pénurie de main-d'œuvre qualifiée (fuite des cerveaux) : Qui en paie le prix ?
Quelle est l’ampleur de la pression exercée sur le système de santé – et quelles sont les contre-mesures mises en place ?
Le Canada compte moins de médecins par habitant que la moyenne de l'OCDE, ce qui nuit à l'accès aux soins primaires. Les ministères de la Santé et les associations professionnelles signalent un déficit de 22 000 à 23 000 médecins généralistes ; le nombre de nouveaux médecins qui intègrent la profession chaque année est insuffisant pour combler ce besoin. Cette situation aggrave les pénuries, les délais d'attente et les disparités régionales (milieu rural et milieu urbain), d'autant plus que le vieillissement de la population accroît la demande.
Les contre-mesures comprennent :
- Augmentation du nombre de places d'études et de résidences en médecine générale.
- Réforme des structures de rémunération et de pratique ainsi que réduction de la bureaucratie pour accroître l'attractivité et les capacités.
- Reconnaissance et intégration des médecins formés à l'étranger (dans le respect des normes de qualité), éventuellement assorties d'incitations à l'affectation régionale.
- Utiliser les soins en équipe, la télémédecine et la délégation au personnel infirmier pour « optimiser » le temps précieux des médecins.
La pénurie de soins de santé a des conséquences non seulement sociales, mais aussi économiques : le manque de soins réduit l'offre de main-d'œuvre (maladie, soins), freine la productivité et augmente les dépenses publiques, ayant ainsi des effets à la fois conjoncturels et structurels.
Comment le Canada gère-t-il les risques climatiques et d'adaptation sur le plan économique ?
Les risques climatiques – feux de forêt, inondations, sécheresse – affectent les infrastructures, l’assurabilité, les capacités productives (p. ex., foresterie, agriculture, énergie), les coûts des soins de santé et le logement. En 2023, le Canada a finalisé sa première Stratégie nationale d’adaptation (SNA), accompagnée d’un plan d’action fédéral pluriannuel comportant des cibles, des indicateurs et des instruments de soutien (dont le Fonds de gestion des catastrophes et des inondations, les initiatives locales d’adaptation, le programme « Avenir résilient aux feux de forêt », des cartes modernes des zones inondables et des mesures visant à renforcer la résilience des communautés autochtones). L’OCDE recommande d’accélérer les investissements, d’accorder un soutien aux municipalités et provinces aux faibles revenus et d’utiliser des normes (construction, aménagement du territoire) en vue des risques climatiques futurs. Les partenariats public-privé (PPP) peuvent réduire les risques pour les entités privées; dans certains cas, la fourniture de biens publics par l’État est essentielle.
Les politiques de réduction des émissions (CDN, loi sur la neutralité carbone, tarification du carbone avec ses récentes modifications) sont mises en œuvre en parallèle. Des ajustements ont été apportés à la taxe sur les carburants à la consommation en 2025 ; les dispositifs sectoriels (OBPS) restent en vigueur pour inciter à la réduction des émissions. La politique climatique et la politique d’adaptation doivent être cohérentes afin d’accroître la visibilité des investissements et de limiter les coûts liés à la transition.
Comment les grandes banques, les groupes de réflexion et les agences statistiques évaluent-ils la situation en 2025 ?
- RBC, TD et S&P prévoient une croissance inférieure à la tendance, une hausse du chômage, des contraintes tarifaires et des faiblesses structurelles de la productivité. À l’échelle provinciale, l’Ontario et le Québec sont particulièrement vulnérables dans les secteurs de l’industrie et du commerce, tandis que les provinces riches en ressources naturelles disposent de réserves budgétaires, mais demeurent soumises à une forte volatilité cyclique.
- L’OCDE prévoit une faible croissance en 2025-2026 et préconise des stratégies structurelles de productivité (investissement, innovation, barrières commerciales internes) et une politique monétaire prudente.
- Les données de Statistique Canada et du commerce extérieur indiquent un recul de l'emploi et des exportations en 2025, avec une résistance initiale de la consommation suivie d'un ralentissement. Le taux de chômage devrait se situer autour de 7 %, avec un taux de chômage des jeunes supérieur à la moyenne.
- La Banque du Canada documente le dilemme tarifaire : un ralentissement de la croissance au deuxième trimestre, une inflation sous-jacente temporairement plus élevée, des baisses de taux d’intérêt prudentes en réponse à la faiblesse et à l’affaiblissement des effets des contre-mesures.
Où se situent les risques les plus immédiats ?
- La poursuite ou la reprise des hausses tarifaires aggrave encore la situation des exportations et des investissements.
- Faiblesse persistante de la productivité et réticence à investir – risques à long terme pour les salaires réels et les services.
- Le secteur du logement stagne car le financement, les capacités, la pression fiscale et les procédures d'approbation empêchent un développement rapide, ce qui entraîne des boucles de rétroaction négatives sur la mobilité, la productivité et la cohésion sociale.
- Orientation des dépenses publiques sans ancrage budgétaire – la hausse des paiements d’intérêts immobilise les ressources disponibles, les provinces sont sous pression en raison de la démographie et des soins de santé.
- Les goulets d'étranglement du système de santé exacerbent les pénuries de main-d'œuvre et les coûts sociaux, réduisant ainsi l'attrait du lieu.
Quelles sont les principales opportunités à moyen et long terme ?
- La construction de logements comme levier de productivité et social : la standardisation, l'industrialisation (modulaire), les commandes massives coordonnées (BCH), l'harmonisation des réglementations en matière de construction et les stratégies ciblées pour les travailleurs qualifiés peuvent inverser les courbes de coûts et de délais.
- Programme de productivité : concurrence, réforme fiscale et d’amortissement, initiatives technologiques et de capitaux, réduction des barrières commerciales internes – notamment dans les secteurs à « faible productivité » comme la construction.
- Stratégie en matière de ressources : GNL, minéraux critiques, raffinage, CCUS – à condition que la planification, les autorisations et les infrastructures d’exportation soient modernisées et que les objectifs climatiques soient intégrés de manière crédible.
- L’adaptation au changement climatique comme assurance pour la croissance : des infrastructures résilientes réduisent les dommages économiques et accroissent l’attractivité pour les capitaux et la main-d’œuvre.
- Migration intelligente et compétences : immigration hautement qualifiée, reconnaissance accélérée, adéquation des profils dans les secteurs en difficulté – de l’effet de quantité à l’effet de productivité.
Quelles mesures spécifiques le Canada a-t-il prises récemment pour contrer ce phénomène ?
- Politique monétaire : baisse des taux d’intérêt à 2,5 %, perspectives prudentes ; la Banque du Canada privilégie un objectif de 2 %, une symétrie flexible et un suivi complet du marché du travail.
- Logement : Plan canadien du logement, mise en œuvre par le NHS, fonds technologiques, logements locatifs modulaires, catalogue de modèles, Construire des maisons au Canada (25 milliards de prêts/1 milliard de capitaux propres), approche antidiscriminatoire et axée sur les droits.
- Commerce : Calibrage et réduction partielle des droits de douane de représailles pour freiner l’inflation ; efforts diplomatiques pour désamorcer la situation ; mesures de protection pour les secteurs et les régions touchés.
- Productivité/Innovation : Crédits d’investissement pour les secteurs verts (dans le cadre de la réponse à l’IRA), appels et programmes pour l’amélioration de la compétitivité, l’adoption de technologies et l’intégration au marché intérieur (recommandations de l’OCDE).
- Politique budgétaire : réaffectation des fonds vers le logement et les programmes sociaux, mais sous une pression croissante pour définir des points d’ancrage budgétaires et une discipline en matière de dépenses ; suivi via le « Moniteur budgétaire ».
- Climat/Adaptation : Stratégie et plan d’action national d’adaptation dotés de fonds de plusieurs milliards de dollars (DMAF), initiatives locales, cartes des zones inondables, programmes de lutte contre les feux de forêt ; évaluation régulière et plans bilatéraux.
En quoi les impacts régionaux diffèrent-ils ?
L’Ontario et le Québec, en raison de leurs liens industriels et d’exportation avec les États-Unis, subissent de plein fouet les chocs commerciaux; les tensions sur le marché du travail y sont également plus marquées. RBC souligne les perturbations de la production dans l’industrie automobile, la hausse des défauts de paiement hypothécaires et des prêts dans un contexte de faiblesse du marché du travail, ainsi que la baisse des ventes immobilières malgré la diminution des taux d’intérêt. Au Manitoba, les risques climatiques (incendies, sécheresse) ont aussi des répercussions sur l’agriculture et les services publics. Les provinces riches en ressources naturelles (Alberta, Saskatchewan, Terre-Neuve-et-Labrador) affichent des niveaux de productivité plus élevés, mais sont soumises aux fluctuations cycliques du marché des matières premières. Les régions de l’Atlantique et les territoires sont parfois plus durement touchés par les pénuries de main-d’œuvre et de soins de santé.
Observe-t-on des signes de détente dans certaines régions ?
L'inflation en 2025 s'est parfois située près ou en dessous de 2 %, ce qui a offert une certaine marge de manœuvre à la politique monétaire. Certains indicateurs de consommation ont affiché des performances supérieures aux prévisions en début d'année, avant de se stabiliser. Des indicateurs individuels laissent entrevoir un potentiel de reprise si le conflit commercial s'apaise. Néanmoins, la croissance généralisée demeure inférieure à la tendance et faible par habitant ; le chômage se maintient aux alentours de 7 % et la productivité ne montre aucun signe d'amélioration. Le coût du logement continue de peser sur les prix – un retour rapide à une accessibilité « normale » est improbable à moins d'une forte augmentation du rythme des constructions.
Quelles sont les priorités nécessaires pour que les contre-mesures soient efficaces ?
- Des conditions-cadres fiables en matière de commerce extérieur sont nécessaires pour stabiliser les relations d'exportation, d'investissement et d'emploi. Même une désescalade partielle réduit l'incertitude et soutient les dépenses d'investissement.
- Un programme cohérent de productivité – réforme fiscale et d'amortissement, concurrence accrue, réduction des obstacles internes, initiatives technologiques et numériques axées sur les secteurs à faible productivité comme la construction – est indispensable. Sans un capital par habitant plus important, de meilleures incitations et la diffusion de nouvelles méthodes, l'écart persistera.
- L’expansion du logement comme projet industriel – standardisation, préfabrication, commandes groupées (BCH), harmonisation des codes, processus plus rapides, augmentation de la main-d’œuvre qualifiée et réformes fiscales/de redevances pour atteindre les coûts cibles et utiliser les chaînes de production à leur pleine capacité.
- Réorientation et ancrage budgétaires – privilégier ce qui accroît la productivité et la résilience sociale (logement, adaptation, compétences) tout en maîtrisant la croissance des dépenses de consommation et en rendant les charges d’intérêts gérables.
- Renforcer les capacités du système de santé – parcours de formation, pratiques de reconnaissance, soins en équipe, allègement des charges administratives ; les soins primaires en particulier sont la pierre angulaire de l’employabilité et de la cohésion sociale.
- Infrastructures résilientes face au changement climatique – de la gestion des feux de forêt et de la protection contre les inondations aux normes de construction et d’aménagement du territoire. L’adaptation atténue les chocs économiques et améliore l’attractivité des territoires.
Quel rôle joue la politique industrielle – par exemple dans les secteurs verts ?
Les crédits d'impôt à l'investissement (CII) pour les technologies propres, l'hydrogène, le captage, l'utilisation et le stockage du carbone (CUSC), les minéraux critiques et le secteur manufacturier visent à combler le déficit d'investissement et à développer les chaînes de valeur, notamment en réponse à la loi américaine sur la réduction de l'inflation (Inflation Reduction Act). L'OCDE reconnaît le potentiel de cette approche, mais souligne l'importance d'une mise en œuvre de qualité, d'un ciblage précis et d'une viabilité budgétaire. Parmi les facteurs clés figurent l'accélération des procédures d'autorisation, les infrastructures de réseau, la main-d'œuvre qualifiée et la demande du marché. Par ailleurs, une politique industrielle davantage axée sur la productivité devrait favoriser la diffusion des technologies, et non pas seulement des projets phares.
Que peuvent faire les provinces et les municipalités pour renforcer les initiatives fédérales?
- Harmoniser les réglementations en matière de construction et les règles d'urbanisme, rendre largement accessibles les dérogations en matière de densité, la reconversion professionnelle et les plans types ; réduire les barrières au marché intérieur.
- Tester les approbations numériques (guichet unique), les délais contraignants et les éléments du principe « le silence vaut consentement ».
- Revoir les frais de construction et les lier à des objectifs d'efficacité et sociaux ; rendre la structure des frais plus transparente et basée sur la performance.
- Coordonner le regroupement des commandes avec BCH/CMHC afin d'assurer une utilisation prévisible des entreprises de préfabrication.
- Développer les capacités régionales en matière de santé et d'éducation afin de permettre une intégration productive des immigrants.
- Les cartes locales des risques climatiques doivent être intégrées à la planification et aux normes urbaines.
Dans quelle mesure un redressement notable d'ici 2027 est-il réaliste ?
Un véritable redressement exige des progrès parallèles en matière de gestion des échanges et de l'incertitude, de production de logements, de réformes de la productivité, de priorisation budgétaire et de capacité du système de santé. La Banque du Canada prévoit une reprise graduelle jusqu'en 2027 dans un scénario de désescalade (croissance possible d'environ 1,8 %), tandis qu'un scénario d'escalade annonce une récession et une inflation temporairement plus élevée. Sans une amélioration de la productivité, la croissance du PIB par habitant restera toutefois stagnante, même en cas d'assouplissement des relations commerciales.
Le principal levier réside dans :
- développement rapide des méthodes de construction résidentielle productives (modulaire, standardisée),
- réduction constante des obstacles à la croissance et à l'investissement,
- un ancrage fiscal clair qui protège les futurs secteurs d'investissement,
- planification des politiques commerciales,
- et une initiative de santé qui mobilise et active la main-d'œuvre.
Aperçu rapide : Quels seraient les « premiers signes » indiquant que le Canada est sur la bonne voie ?
- Forte augmentation soutenue du nombre de projets approuvés et lancés dans les catégories standardisées/modulaires, avec une diminution des délais de construction et des réductions de coûts mesurables par rapport aux méthodes traditionnelles.
- Reprise des investissements non résidentiels, notamment dans les machines/équipements et les actifs corporels améliorant la productivité ; augmentation de l'intensité capitalistique par employé.
- Amélioration des indicateurs de productivité dans le secteur de la construction et certains services ; réduction des écarts par rapport aux normes américaines.
- Tendances à la désescalade dans le commerce (baisse de la dispersion douanière, exemptions fiables, prévisibilité grâce à la conformité à l'ACEUM).
- Des garde-fous fiscaux stables, privilégiant le logement, l'adaptation, l'innovation et les compétences, avec un ratio de charge d'intérêts maîtrisé.
- Augmentation du nombre de formations/résidences médicales, reconnaissance plus rapide des qualifications internationales, accompagnement des équipes en soins primaires.
Quels sont les principaux problèmes – et comment le Canada les aborde-t-il ?
Les principaux problèmes sont une productivité structurellement faible, une baisse de la prospérité par habitant, une crise persistante de l’accessibilité au logement, un marché du travail tendu et un chômage croissant, le ralentissement économique et les difficultés de planification causés par le conflit commercial avec les États-Unis, des tensions budgétaires et des obstacles dans les secteurs de la santé et de l’adaptation aux changements climatiques. Le Canada relève ces défis grâce à une stratégie à plusieurs volets : un assouplissement monétaire prudent, un vaste programme de logement axé sur la technologie et la normalisation (notamment le programme Construire des maisons Canada), des incitatifs à l’investissement et à l’innovation, un ajustement précis des politiques migratoires et de compétences, une stratégie d’ajustement national et des mesures visant à atténuer les risques commerciaux. Le succès dépend de la possibilité d’accélérer sensiblement la productivité et la construction de logements et de concentrer les ressources budgétaires sur ces leviers pour l’avenir. Si cette stratégie porte ses fruits, le Canada, malgré les obstacles extérieurs, pourra renouer avec une croissance plus robuste et inclusive.
Votre partenaire mondial en marketing et développement commercial
☑️ Notre langue de travail est l'anglais ou l'allemand
☑️ NOUVEAU : Correspondance dans votre langue maternelle !
Mon équipe et moi-même sommes heureux de pouvoir vous accompagner en tant que conseiller personnel.
Vous pouvez me contacter en remplissant le formulaire de contact ici wolfenstein@xpert.digital :ou simplement m'appeler au +49 7348 4088 965. Mon adresse e-mail est
J'attends avec impatience notre projet commun.
☑️ Accompagnement des PME en matière de stratégie, de conseil, de planification et de mise en œuvre
☑️ Création ou réalignement de la stratégie numérique et de la numérisation
☑️ Expansion et optimisation des processus de vente internationaux
☑️ Plateformes de commerce B2B mondiales et numériques
☑️ Développement commercial pionnier / Marketing / Relations publiques / Salons professionnels
🔄📈 Assistance aux plateformes de commerce B2B – Planification stratégique et soutien à l'exportation et à l'économie mondiale avec Xpert.Digital 💡
Plateformes de commerce B2B - Planification stratégique et accompagnement avec Xpert.Digital - Image : Xpert.Digital
Les plateformes de commerce interentreprises (B2B) sont devenues un élément essentiel de la dynamique du commerce mondial et, de ce fait, un moteur des exportations et du développement économique mondial. Ces plateformes offrent des avantages considérables aux entreprises de toutes tailles, notamment aux PME (petites et moyennes entreprises), souvent considérées comme le pilier de l'économie allemande. Dans un monde où les technologies numériques occupent une place de plus en plus importante, la capacité d'adaptation et d'intégration est cruciale pour réussir dans la compétition mondiale.
Plus d'informations ici :

